La Guitare Renaissance
 

                                                   Fantaises, Chansons, Danses
                                                         Commedia dell’ Arte


                                                                Bernard Revel
                                                       Chant, guitare, comédie



Un concert-spectacle
Diplômé à Bâle de la classe de luth d’Eugen Dombois et Hopkinson Smith, Bernard Revel a toujours défendu la musique ancienne liée à la Chanson et à l’art du théâtre de la Comédie. La guitare renaissance, instrument favori des chanteurs de « Chansons en forme de voix de ville » et des comédiens de tréteaux est l’instrument le plus adapté à cette expression vivante de la musique de la Renaissance.
Cela n’empêche pas Bernard d’interpréter dans son programme, et avec virtuosité, des grandes pièces du répertoire. Adrian Le Roy, Alonso Mudarra, Grégoire Brayssing, Miguel de Fuenllana comptent parmi les meilleurs représentants de l’engouement, tant spectaculaire qu’éphémère, qu’a connu la guitare au milieu du XVI ème siècle.
Sa petite taille, son accord en La, lui confèrent une puissance sonore appréciable. Elle est représentative, dans l’iconographie, du théâtre des Arlequins jusqu’au temps de Molière. Dans cet art plus « populaire », proche de la rue, la guitare baroque fut moins utilisée.
Ancêtre du Cuatro Venezolano, du Ukulélé polynésien et hawaïen, la guitare renaissance connaît une popularité grandissante aujourd’hui et bon nombre de liens sur des sites internet ou des pages en réseaux sociaux en témoignent.
C’est une grande page de l’histoire de la Guitare.

                         

Le déroulement du concert-spectacle
L’ouverture : Bernard entre dans un costume royal et conte, dans un vers de huit pieds, la genèse et comment Dieu le Père inventa le Fou. Le costume tombe, le personnage apparaît, il est l’Adam du comédien, musicien chanteur, celui qui occupe maintenant le plateau pour nous divertir…
Pendant qu’il se change, à vue ou derrière le rideau, Bernard dit un florilège de poèmes du XVIème siècle.
 
 
L’Arlequin : c’est Zanni, l’arlequin blanc de Bergame. C’est un valet, félin, souple et vif. Dans une scène truculente, gourmande, il joue ses amours pour la belle Franceschina. Bernard joue et chante cette extraordinaire chanson anonyme et y incarne tous les personnages : Zanni amoureux, Franceschina, son père au balcon et Comte Constantini, galant promis par le père à sa fille.
Musique : « La Bella Francheschina » « So ben mi cha bon tempo », danses instrumentales italiennes pour la guitare renaissance, « Rocca el Fuso », ….


                                                        

Le Docteur Patafion :  c’est le docteur Diafoirus de Molière. Il parle et mélange toutes les langues. Grand savant en sciences et littératures, il se prend pour le meilleur des danseurs. Il exécute un ballet avec sa guitare. Son masque, avec le nez retroussé faisant penser au cochon, témoigne de l’animal qu’il incarne quand il s’agit de remplit son ventre proéminent.
Musique : « Sonate mi un balletto » ballet vénitien chanté suivi et précédé de Danses pour guitare renaissance. 



                                   

 

Pantalon :  c’est le fameux Pantalone vénitien. Vieux, riche, impuissant, il convoite toutes les belles sans jamais avoir la chance de les posséder. Il est vêtu d’un somptueux costume rouge et noir, couleurs qui le rapprochent du diable. Il chante l’amour sous les balcons d’une voix sombre et éraillée. Son masque au bec de corbeau renforce sa laideur et donne du poids à sa mauvaise humeur maladive.
Musique : pièces tardives pour la guitare et airs de cour pré-baroques « Non speri pieta » « Che gioia ne sento moi bene » d’ Estienne Moulinié.

 
                       

Le Capitaine Fracasse: est le descendant du Matamore espagnol. Fanfaron, couard, grand conteur, gros mangeur d’infidèles, il est un intégriste de carnaval descendant d’un Torquemada. Il nous conte la prise de Grenade pendant laquelle, seul, il a défait les deux cent mille Sarrazins de l’Alcazar. La scène est d’un burlesque irrésistible. Le Capitaine reprend tous les tableaux de la bataille sur sa guitare renaissance en interprétant l’exceptionnelle et virtuose composition de « la Guerre » du guitariste allemand Grégoire Brayssing (édité à Paris par Adrian Le Roy en 1553)
Musiques : introduction de pièces espagnoles de Mudarra, Pavana, Romanesca « O guardame las vacas » et « La guerre faite à plaisir » de Brayssing dans laquelle la guitare imite chaque tableau de la bataille.  


              

  


   





Chanter et s'accompagner
sur son propre instrument
est un pur bonheur.


C'est pour moi une discipline exigeante

Elle tend à me rapprocher
de l'art des organistes
pour lesquels je voue
une admiration sans bornes.

J'ai acquis dans ce domaine une certaine
expérience par une formation autodidacte.

Il me plait à l'enseigner.


Georges Brassens est mon maître
en ce qui concerne l'écrit.

Tout comme Villon, Rabelais
et les poètes...




dans le rôle de François Villon
"Murder in Paris"
Tangram Films 2005