Dans la maison de Joël Fajerman, il y a Jessica. Elle a 17 ans et vit dans son fauteuil roulant. Comme elle m'a surnommé "son pagiste", je lui ai dédié cette chanson de princesse. Et j'ai désaccordé ma guitare, dans un ton "anormal", simplement pour montrer qu'un désaccord, qu'un handicap n'empêche pas de chanter juste
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La belle alors lui demanda
De la conduire pas à pas
Aux forêts, qui charmaient ses yeux
Et aux châteaux de ses aïeux.
Et le garçon, tout ébloui,
Pour que le rêve évanoui
Ne sen allât, loin des ormeaux,
La conduisit sans dire un mot.
"Quels sont ces corps artificiels,
Ces fumées qui cachent le ciel
Et ces nouveaux monstres dairain
Qui traversent les souterrains ;
Ces guerres, et tout ce tintamarre,
Est-ce la fin du cauchemar,
Le monde de fer et de sang
Du sortilège finissant ?"
"Mais non, ma belle, cest ainsi,
Le monde est partout comme ici,
Les grandes forêts sont rasés,
Et les châteaux sont des musées."
"Oh mon beau Prince, emporte-moi,
Très loin dici, jusquà mon bois."
"Belle, je temmène où tu veux,
Où tu iras, nous serons deux."
Les amants se sont endormis,
Au fond du bois, sur le tapis,
Ils attendent, main dans la main,
Laube du nouveau lendemain.
Bernard Revel, chant, guitare acoustique
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Le petit bois de l'oubli
La belle s'était endormie,
Au fond dun bois, sur un tapis
De roses tendres et de jasmin,
Une quenouille dans sa main.
Maintes fois, ont sonné cent ans
Avant que le prince charmant
Passant par le bois de loubli
Trouvât la belle dans son lit.
Elle se lève en grand émoi :
"Oh mon beau Prince, emporte-moi
Très loin sur ton bel étalon,
Le dur sommeil était si long. "
"Belle, détalon, je nai point ;
Mais pour aller beaucoup plus loin,
Plus vif que léclair, sil le faut,
Jai mon bolide aux cent chevaux."
"Ô Prince, où sont les écureuils,
Les loups, les biches, les chevreuils,
Je vois de grands oiseaux de feu
Et des grandes chenilles bleues."
"Belle, naie crainte si le vent,
Si lair qui tentoure se fend,
Au-delà des monts et des mers
Nous voyageons ainsi sur terre"
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